Millésime 2004
Le millésime 2004 s’annonce comme une grande réussite dans la région. Les vignes ont bénéficié d’un climat estival idéal : chaud et sec, simplement ponctué de quelques orages bénéfiques. Contrairement à la quasi-totalité des régions françaises au sein desquelles beaucoup de vignes ont subi le contrecoup de la canicule de 2003, les rendements sont restés modérés, à des niveaux proches de la normale. Les vendanges 2004, relativement précoces, donnèrent des raisins bien sains et parfaitement mûrs. L’année se distingue par une acidité plutôt élevée. Celle-ci se révèle particulièrement intéressante en garantissant une excellente fraîcheur aux blancs et aux rosés tout en contribuant au potentiel de garde des rouges. Les blancs et les rosés sont ainsi frais, élégants, et d’une très belle complexité aromatique. Les rouges s’avèrent quant à eux onctueux, riches et particulièrement fins.
Millésime 2005
Une météo capricieuse, avec 3 mois sans la moindre précipitation de Juin à Août, puis un mois de Septembre marqué par plusieurs épisodes pluvieux. Nos meilleures parcelles, très précoces et donc vendangées avant les premières pluies, ont donné une qualité de raisin exceptionnelle. Les précipitations de début Septembre se sont finalement avérées bénéfiques à bon nombre d’autres parcelles, sur lesquelles la sécheresse très prononcée avait provoqué de légers blocages de maturation. Le choix de la date de vendange de ces parcelles fut néanmoins délicat en raison des dilutions passagères causées par les pluies et le risque avéré de développement de la pourriture grise. Les vendanges se sont donc déroulées « en pointillé », s’étirant sur près de 7 semaines, mais nous ont permis de récolter des raisins sains et globalement bien mûrs. A noter l’essor important des vendanges manuelles : celles-ci concernent désormais plus du quart du vignoble (blancs et cuvée Collet de Pierrouret en particulier), et permettent une sélection extrêmement rigoureuse des grappes. Les blancs et les rosés se caractérisent par un très bel équilibre, avec encore un peu plus de finesse qu’en 2004 (un demi degré d’alcool en moins en moyenne). Les rouges sont très plaisants, avec une belle concentration, beaucoup d’élégance et une agréable richesse aromatique.
Millésime 2006
Cette quatrième année consécutive de sécheresse, avec une pluviométrie globale inférieure de 25% à la normale, a encore mis les vignes à rude épreuve. Mais comme en 2004, quelques orages estivaux ont heureusement permis d’éviter tout impact négatif sur la qualité des raisins. D’une manière plus générale, les raisins de ce millésime 2006 présentent d’ailleurs beaucoup de similitudes avec 2004 : état sanitaire parfait, maturité idéale facilement obtenue avec un bon équilibre sucre/acidité, belle couleur sur les rouges... Les vins blancs et rosés 2006 sont ainsi très plaisants, combinant agréablement gras, fraîcheur et intensité aromatique. Les rouges sont bien colorés, riches et élégamment structurés en bouche, avec un potentiel de garde prometteur.
Millésime 2007
Si la majorité des régions viticoles françaises ont eu à subir une météo estivale exécrable, il en fût tout autrement dans le Luberon où nous avons bénéficié de l’été le plus sec de ces vingt dernières années (8 petits millimètres de pluie en 3 mois...). Cette faible pluviométrie fut accompagnée d’une relative fraîcheur très favorable à la qualité (préservation de l’acidité des raisins et activation de la synthèse des tanins et pigments). Ces conditions exceptionnelles ont garanti, outre un état sanitaire parfait, une remarquable concentration et un superbe équilibre des raisins. Aucun épisode pluvieux n’étant par ailleurs venu perturber le déroulement des vendanges (fait relativement rare), chacune de nos parcelles à pu être récoltée à sa maturité optimale. Globalement, le potentiel qualitatif de ce millésime 2007 s’annonce donc extrêmement élevé, avec une mention particulière aux vins rouges, qui associent tenue, équilibre et complexité aromatique. Seul léger bémol, certaines parcelles ont quelque peu souffert de cette sécheresse. Nous espérons maintenant un automne et un hiver pluvieux permettant de convenablement recharger les réserves hydriques du sol.
