Toutes nos pratiques viticoles sont orientées vers la production d’une vendange saine et de qualité, dans une optique de préservation de l’environnement.
Une conduite de la vigne soignée
Les vignes, plantées à 4000 pieds/hectare, sont conduites en cordon de Royat bilatéral. L’ensemble des palissages ont été rénovés et rehaussés ces dernières années afin d’optimiser la surface foliaire exposée (et donc la photosynthèse) et de limiter les entassements de végétation qui favorisent le développement des champignons parasitaires (mildiou, oïdium et botrytis notamment).
L’entretien soigné de la vigne (taille minutieuse, ébourgeonnage systématique, relevages, rognages...) vise également à assurer une bonne activité photosynthétique et un état sanitaire optimal.
Une conversion vers l’agriculture biologique...
Ce travail rigoureux de conduite de la vigne, associé à des conditions climatiques favorables, nous permet aujourd’hui de commencer la conversion de notre vignoble en agriculture biologique. Depuis le printemps 2008, nous avons ainsi définitivement arrêté l’utilisation des quelques produits chimiques de synthèse que nous utilisions encore pour nos traitements. Seuls du soufre (contre l’oïdium) et du cuivre (contre le mildiou) seront donc dorénavant pulvérisés dans nos parcelles. Nous continuons par ailleurs à n’effectuer aucun traitement insecticide.
Cependant, le processus de conversion en agriculture biologique s’étalant sur 36 mois, vous ne pourrez trouver le logo « AB » (Agriculture Biologique) sur nos bouteilles qu’à partir du millésime 2011...
Un entretien du sol régulier
Le travail du sol est important à plusieurs titres :
il permet de contenir le développement des herbes adventices (mauvaises herbes)
il permet d’aérer les couches superficielles du sol, ce qui favorise la vie microbienne et limite l’évaporation de l’eau (phénomène qui prend encore plus d’importance avec les sécheresses répétées de ces dernières années).
Différents outils nous permettent ainsi de travailler régulièrement le sol entre les rangs (charrue vigneronne, Actisol...) et sous les rangs (système inter-cep).
Le passage en agriculture biologique interdit également l’emploi de substances herbicides. Celles-ci, que nous utilisions encore de manière ponctuelle sous les rangs sont donc maintenant totalement remplacées par des passages de l’inter-cep.
Une fertilisation uniquement organique
Les sols pauvres, comme ceux présents sur notre vignoble, sont réputés idéaux pour une production de qualité. Il faut néanmoins veiller à ne pas tomber à des niveaux de matière organique trop bas pour ne pas affaiblir excessivement les vignes (la matière organique apportant des nutriments indispensables à la vigne et retenant l’eau). C’est pourquoi nous effectuons de manière régulière (tous les 3 ou 4 ans) un apport de matière organique (mélange de fumier de mouton, de débris végétaux, de paille...) à nos parcelles. Nous broyons également les sarments dans les parcelles après la taille afin de réincorporer un peu de matière organique au sol.
Cette fertilisation uniquement organique fait bien entendu partie du cahier des charges de l’agriculture biologique.

